Une leçon des DSQUARED2

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Faisant un bilan de la cérémonie Dsquared2, pour le Prix LeColuche et la Citoyenneté d’honneur, notre analyse a une valeur qui va bien au-delà de la manifestation en elle-même. La satisfaction pour le succès remporté est évidente, pour la manière dont elle s’est déroulée et surtout pour la sympathie sincère des protagonistes.

Dean et Dan, tout particulièrement, se sont posés de façon surprenante pour leur spontanéité et leur simplicité. Ils se sont montrés heureux et satisfaits. Nous avons bon espoir de pouvoir les voir à nouveau.

Maintenant nous pensons aux effets collatéraux, aux perspectives qui s’ouvrent. L’input que renfermait la manifestation en elle-même était celui de mettre en marche, dans nos villes, en Valcomino et en Ciociaria, un cycle vertueux d’attention envers nos compatriotes à l’étranger avec l’espoir fondé d’une réciprocité.

Nous avons eu besoin d’eux lorsque, en partant, ils ont laissé plus d’espace à ceux qui restaient ; nous avons eu besoin d’eux avec les fonds qu’ils ont investis dans leur terre d’origine. Dans une situation morale et économique objectivement stagnante de la Valcomino, nous avons encore besoin de leur énergie, de leur expérience et de leur enthousiasme.

La Valcomino, parmi ses compatriotes (et leurs enfants) qui résident à l’étranger, compte un très large éventail de talents, de personnages célèbres dans le domaine de la culture, de l’art, du sport, de différentes professions et secteurs d’entreprises. Et même sans vouloir parler de "succès éclatant", la plus grande partie d’entre eux a atteint des situations excellentes et plus que dignes. Nous avons une mine de ressources humaines qui peut donner de forts inputs à notre Vallée. Mais nous devons susciter leur intérêt, ne pas rester fermés dans le romantisme ou dans le doux bercement de la "terre d'origine", leur créer des parcours pour des perspectives socio-économiques, faciliter leur séjour, et surtout libérer le champ des surabondantes entraves bureaucratiques.

Il existe des exemples dans notre vallée de ce que signifie leur "récupération". Mais reste cet obstacle des entraves bureaucratiques. Tout n’est pas dans les mains des institutions locales, mais nous sommes convaincus qu'avec l'intelligence, avec l'imagination et le courage on peut en limiter les effets négatifs.

Voilà, selon nous, la leçon que nous pouvons apprendre des Dsquared2. Si nos antennes, en premier lieu celles de nos administrateurs, sans oublier les fournisseurs de services, les opérateurs des différentes professions et nous tous, citoyens en général, seront sensibles et ouvertes, quelque chose de bon en découlera.

 

Le pissenlit, humble mais précieux, est une représentation intrigante de Jennifer Visocchi. La légèreté se superpose à la grâce de la danse classique. Le jeu de souffler sur le pissenlit, comme nous le transmet la légende, est le meilleur auspice pour la réalisation des rêves. Enfin, la dispersion des graines représente les différentes trajectoires que la migration humaine réalise et dont Jennifer, à travers son grand-père Amedeo Visocchi, est héritière.

Ayant dépassé l’âge de la mort du Christ de 10 ans je me considère privilégié. Entre une boutade et une angoisse souvent la vérité se situe au milieu.

COLUCHE, CLOWN DE LA REPUBLIQUE : LE REALISME DANS LE COMIQUE’ par Valeria Minicilli

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INTRODUCTION

Les multiples manifestations du rire, signaux primaires du comique, ont suscité l’intérêt de tous les plus grands esprits : philosophes, lettrés, poètes, dramaturges, esthètes, humoristes, psychologues et musiciens qui ont abordé la question avec fermeté et rigueur, se sont appliqué à vouloir expliquer les causes du rire et les raisons du comique.

La vaste variété de penseurs qui, au cours des siècles, ont émis des hypothèses sur l’argument, témoigne de combien la réalité du comique et du langage comique sont complexes et variés qu’il en est impossible de les réduire à une quelconque unité. En effet, lorsque l’humour apparait imprégné d’autres éléments qui lui sont complètement étranger du point de vue formel, il s’en sert néanmoins, dans certains cas, pour véhiculer le comique.

Cette thèse se pose, envers le langage comique, dans une perspective ‘ouverte’, caractérisée par un ‘relativisme’ sain et, je crois, fructueux. Un relativisme dont était conscient Coluche, l’inoubliable comique français qui n’a jamais prétendu plaire à tout le monde mais qui a voulu, pendant sa vie brève, provoquer, dénoncer, bousculer et surtout amuser, avant tout les amis, mais aussi ceux qui ont su le comprendre.

A presque vingt ans de sa mort, on continu à parler de lui avec une fréquence qui n’est pas toujours réservée à toutes les personnes célèbres. A la télévision, à la radio, dans les journaux français on évoque son nom ; on perçoit sa présence, hier comme aujourd’hui, au quotidien. On ne s’émerveille donc pas si les Parisiens, qui ne manquent pas une occasion pour décorer ce qui dans une autre ville serait laissé à l’abandon, ont choisi sa photo ainsi que celle d’autres grandes célébrités comme Charlie Chaplin et Edith Piaf, pour donner un thème à la station de métro Tuileries, consacrée aux plus importants personnages et artistes de la France du XX siècle. On n’est pas non plus surpris lorsqu’on trouve sur un livret une biographie sommaire de Coluche, ayant pour titre Mémoires du 20ème siècle, distribuée par une femme dans le besoin en échange de quelques pièces et encore moins lorsqu’on le voit protagoniste dans une émission Génération Coluche diffusée sur la chaine française M6 le 27 mars 2005.

Coluche a révolutionné la façon de parler à travers les journaux et les médias à une époque où la vulgarité, très présente dans la banlieue parisienne, ne se mariait pas aussi bien avec la scène publique. Il introduit le langage obscène, populaire et argotique là où, avant lui, personne n’avait osé le faire. Après un premier cri au scandale, toute une génération de français a commencé à l’adorer pour ses vérités qui dérangent, hurlées dans des émissions radiotélévisées, par des gestes éclatants et sketches dans des music-hall. Avec ses idées, il a influencé les jeunes et les comiques qui l’ont suivi, grâce aussi à sa capacité de transformer les mots en faits.

Coluche a été un homme dont la vie était projetée vers le futur, toujours prêt à penser comment rendre le lendemain ni meilleur ni plus beau que le jour présent, mais simplement plus amusant ; et qu’y a-t-il de plus amusant dans la provocation que de ridiculiser les dogmes de la religion, les préjugés des gens, les promesses utopiques des hommes politiques et l’hypocrisie de la classe moyenne ? Tout cela à travers un langage franchement vulgaire, obscène, mordant, sans pitié pour personne et toujours politiquement incorrect. Et si tout le monde ne peut pas se permettre de plaisanter sur le racisme ou sur les problèmes sociaux comme l’alcoolisme ou la drogue, Coluche peut parce que, grâce à sa façon de le faire, il suscite l’hilarité des victimes même.

 

CHAPITRE I – COLUCHE: UNE VIE EN JEU

Michel Coluche, un des plus grands comiques français du XX siècle n’était que le fils d’un ‘Rital’. Son vrai nom, en effet, est Michel Colucci.

Sa mère Simone Bouyer naît en 1920 d’une famille de petits commerçants originaires des Charentes. Les Bouyer habitent boulevard Montparnasse, un des ‘beaux’ quartiers parisiens. Simone suit des études plutôt avancées pour être une jeune fille qui vit dans la période de l’entre-deux-guerres : elle obtient un diplôme supérieur de secrétaire et s’affirme comme employée chez un fleuriste, très vite elle est très appréciée par ses patrons, la famille Baumann. "Toujours un mot gentil pour les clients !" C’est ainsi que les personnes qui fréquentaient la maison s’en souviennent.

Monette, c’est son surnom, ne voit pas l’heure qu’arrive le samedi pour se tirer à quatre épingles et aller danser au Petit Moulin ou au Café La Belle Polonaise, accompagnée de ses deux frères, Robert et Guy. Ce sont les endroits où se rencontrent les jeunes et où commencent, pour la gracieuse fleuriste, les premiers amours notamment avec Onorio Colucci, appelé Nono, de quatre ans son aîné. Français d’origine italienne, il habite avec sa famille à Choisy-le-Roy, près de Paris.

Les Colucci étaient arrivés en France vers la fin des années vingt, ils venaient de Casalvieri, un village de quelques milliers d’habitants, au cœur de la Ciociaria, dans la Valle di Comino (Latium). C’était une famille nombreuse de huit frères et plusieurs cousins dont on sait peu de choses, à part qu’ils s’installèrent au sein des communautés italiennes de l’époque : Champigny-sur-Marne, Villejuif, Clamart, Pontault-Combault, villes aux alentours de la capitale qui n’étaient pas encore appelées banlieue, mais un ensemble de bourgades, zones industrielles et campagne. Ils faisaient les métiers typiques d’émigrés ; le choix allait de maçon à peintre en bâtiment. Cesare, père de Nono, était tailleur de pierre, mais c’était la bonne Maria, son épouse, une petite femme vive et rondelette, qui assurait la subsistance de la famille en travaillant sur les marchés. Il faut admettre que Cesare avait plutôt la renommée d’un ‘bon à rien’ ; Oisif et toujours trop fatigué, une fois sorti de son bar préféré, pour rejoindre son poste sur le chantier. Et aux dires de Monette et d’autres témoins, Onorio aurait pris un peu de son père.

Le père de Coluche, Onorio Colucci

Lorsque les deux jeunes se rencontrent, Onorio n’a pas de travail fixe. De bal en bal, il trouve la petite fleuriste toujours plus à son goût. Après avoir sollicité et obtenu la bénédiction de Robert, il est présenté à la famille Bouyer, malgré la réticence initiale de Monette. Marius. Son père, qui aime sa fille avec une pointe de jalousie affectueuse, ne voit pas cet italien de bon œil. Lui, travaillant dans la coiffure et sa fille dans le secteur de la floriculture, il s’autorisait à nourrir pour elle, secrètement du moins, d’autres aspirations. Au contraire, sa mère trouvait que ce garçon, qui se parfumait à chacune de ses visites, avait de bonnes manières. Puis, une fois parti en Algérie pour répondre à ses obligations militaires, il envoyait régulièrement des preuves de ses ‘nobles’ intentions. Monette se rend malgré la titubance du père. Onorio et Simone se marient le 21 octobre 1941. L’alliance franco-italienne est stipulée!

Onorio Colucci et Simone Bouyer

Un peu comme pour Maria avec Cesare, dans ce nouveau foyer, c’est Monette qui assure la subsistance de la famille en acceptant un deuxième travail alors que Onorio passe la plupart de son temps au Café d’Henri Schmitt. Elle se marie à 22 ans et, peu de temps après, elle devient maman d’une petite fille, Danièle. La famille Colucci décide d’aller habiter à Montrouge, dans un petit appartement rue Emile Boutroux où, précise Madame Colucci“on n’avait pas où danser”.

Onorio avec ses enfants Michel et Danièle

« C’est vrai, mon père passait beaucoup de temps dans les cafés, mais elle aurait dû entendre sa voix. C’était un artiste et ma mère, trop rigide, ne l’a jamais compris ». Finalement, on découvre qu’Onorio n’était pas seulement un ‘parasite’ mais qu’il aimait aller dans les cafés pour chanter les chansons de Louis Mariano en échange de quelques pièces. Tout le monde adorait sa voix, malgré cela, Simone aurait préféré le voir faire un travail ‘normal’. Danièle semble avoir compris la veine artistique de son père à travers Michel qui en a hérité en tout son caractère : tous deux ont vécu avec l’idée de fuir toute convention établie par la société mais, peut-être qu’Onorio n’a pas eu la possibilité d’exprimer toute sa personnalité.

Danièle a perdu son père très vite et elle en conserve un souvenir beaucoup plus tendre et mélancolique que Michel qui, au contraire, semble avoir un refus catégorique pour la mort dont il n’a jamais aimé parler. D’ailleurs, Véronique Colucci, son ex-femme, raconte qu’il n’a jamais franchi la porte d’un cimetière, même pas pour porter une fleur à ses amis les plus chers.

Michel, Gérard, Joseph Colucci, alias Coluche, est né quelques semaines après la libération de Paris, le 28 octobre 1944, à 18 heures 20, dans un hôpital du 14e arrondissement. Scorpion, ascendant Taureau.

Comme partout en France, les Colucci attendent des jours meilleurs qui devraient découler de la paix retrouvée ; attente inutile, parce que ces italiens ne deviendront jamais riches. Onorio meurt à trente et un ans d’une poliomyélite foudroyante et sa mort soudaine provoque un éloignement de tout ce qui est italien dans la vie de Monette et de ses enfants. La veuve sera toujours invitée aux mariages et aux communions de la famille, mais seule la douce Maria considérera ces trois malheureux comme les siens. Elle sera une grand-mère pour Michel, elle lui offrira des cadeaux et restera toujours "Mémé Maria".

Aujourd’hui, Danièle et Véronique Colucci mettent au clair une fois de plus la réalité des faits en affirmant que c’était plutôt Monette à vouloir oublier les liens familiaux avec ces Italiens. La sœur de Michel livre franchement son opinion en admettant que ses parents n’étaient pas faits l’un pour l’autre ; lui, trop rêveur, elle, trop rigide et avec la disparition d’Onorio il n’y avait plus aucune raison pour maintenir les contacts. Monette parlait peu de lui et aux questions de ses enfants sur leur père, elle répondait toujours qu’il était napolitain. Michel est mort convaincu que son père était napolitain, seule Danièle a pu découvrir ses vraies origines à la suite d’un voyage en Italie fortement voulu. Certains pourraient s’interroger sur la gravité de ce malentendu. Le but de Monette était probablement celui d’indiquer approximativement un lieu qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de visiter. Il est néanmoins important, pour ceux qui ont eu l’occasion de goûter au côté comique des casalvierani et à celui de Coluche, de replacer le personnage à ses vraies origines. Parfois, en lisant les aphorismes de Coluche, on a l'impression qu'il a hérité, même inconsciemment, de l'esprit casalvierano.

Michel souffrira-t-il de l’absence d’un père ? Certainement, qui n’en souffrirait pas ? Mais contrairement à la plupart des enfants dans sa propre situation, il n'aura jamais une image paternelle à rechercher ou à rejeter. Onorio ne sera qu’un fantôme sans visage. Enfant, il demandait à Monette :

- Il est mort papa ?

- Mais non, il est Décédé…

- Ah bon, il est pas mort.

Dans un premier temps on évitera de répondre aux questions de Michel, mais il est évident que son intelligence l’aurait porté vite à une prise de conscience étonnante pour son jeune âge. Nono aurait été surement un bon père, si seulement il avait le temps de le prouver. Pour lui, Michel inventera une personnalité plaisante, celle d'un bon homme du sud de l'Italie. Coluche, dira-t-il, se considérait à l'école comme un fils de 'Rital', c'est-à-dire appartenant à "ceux pour qui ça va mal, après la guerre". Il se disputera souvent avec ces enfants qui se moquaient de son nom de famille. Il défendra toujours les Colucci, sans savoir rien ou quasiment rien à leur sujet et, par orgueil, il improvisera une légende à propos de leur descendance d’un riche émigré. En fin de compte, il aimera plus particulièrement l'idée d'un père. Il n'en parlera pas beaucoup, même à ses amis les plus proches. Quand il se trouvera devant l’obligation de répondre, il montrera les dents plus vite que coutume. Quand la technique du bon journaliste prévoyait une première question innocente visant à gagner la confiance de l'interviewé et une seconde plus précise visant à comprendre l'intimité, Coluche n'était certainement pas une personne facilement accessible. "Profession du père ?", lui demandera un jour un journaliste, il répondra: "Mort !".

Coluche et sa sœur Danièle

Malgré son jeune âge, sa vraie nature apparait déjà, le goût de la répartie vulgaire et la réponse toujours spontanée. En classe, c’est un anarchiste, un "contre tout", quelqu'un qui fait rire ses camarades parce qu'il tient tête à l’instituteur. La psychologie du "clown" est déjà en lui ; l'art de se moquer et de ridiculiser se renforce, de faire la guerre en utilisant un langage vif, efficace et vulgaire, de sa manière innovante, en ignorant parfois une véritable identité ennemie. Même sa sœur Danièle raconte que, pendant les répétitions pour le jour imminent de la première communion, elle et Michel se trouvaient dans l'église avec le curé pour apprendre les chants pour la cérémonie. Parmi ceux-ci il y en avait un qui disait : "Venez Devin Messie" et le petit Michel, qui avait alors une dizaine d'années, eut l’idée de remplacer cette phrase céleste en en criant une plus terrestre "Venez mes imbéciles", suscitant l'embarras de sa sœur, le rire de ses compagnons et la colère du curé qui le punira en l'empêchant d'assister à la cérémonie. Il ratera, selon lui sans regret, le brevet du collège. Des années plus tard, il admettra son regret de ne pas avoir appris les subtilités, les artifices de la grammaire française. Il cachera ce manque sous une calligraphie illisible et aura toujours besoin de la relecture d'un de ses amis pour écrire ses lettres officielles.

Il y a peu de documents sur la jeunesse de Coluche et les témoins de cette époque sont rares. Dans les banlieues, les camarades se perdent rapidement de vue à cause des déménagements fréquents. On sait qu'à l'âge de quatorze ans, Michel entre dans le groupe Solo band, qui n'est pas un groupe rock, mais une vraie bande de gamins peu recommandables, champions d’école buissonnière et avec un seul leadeur : Michel, le seul capable de donner le ton et le style à l'épopée dérisoire. Il pète plus fort que les autres, surtout devant les filles, il rote à volonté, il a le don de l'insulte provocatrice qui tue. Dans la Solo, Michel a beaucoup de potes, mais Bouboule fera partie de ceux qui le suivront dans sa future aventure parisienne et deviendra son homme à tout faire.

Michel va travailler, il n’a pas le choix. Monette lui cherche un emploi avec l’aide des voisins. Il fera le facteur, le céramiste, le serveur (vrai cette fois), le libraire, l’apprenti photographe, le commis d’un marchand de fruits et légumes, le fleuriste… en réalité, il ne gardera pas plus d’une semaine ces petits boulots, juste le temps d’éprouver du dégoût et de se quereller avec ses supérieurs. Lorsqu’il est facteur, il trouve trop fatiguant de distribuer tous les télégrammes que la Poste lui confie, il décide donc de les lire et de ne porter que les bonnes nouvelles, jetant les autres à la poubelle. Une voisine raconte : « “Il est arrivé. Le télégramme était ouvert. Il m’a dit : C’est rien de grave, juste votre mère qui vous annonce qu’elle arrivera lundi. Allez, au revoir ! Officiellement, c’est interdit, mais on accepte les pourboires”. Evidemment, le facteur est licencié sans préavis. Objectivement, Michel est un garçon parti un peu mal.

Pendant ce temps, Montrouge découvre les Beatles, Johnny Halliday, les Chaussettes Noires, et surtout Elvis Presley, dont Coluche consacrera plus tard Love me tender. Très vite, comme tous les garçons de son âge, Michel voudra sa guitare, trop chère pour ses poches et cause de longues discussions avec Monette.

Mais l’enfance se termine et avec elle toutes les bêtises, c’est le départ pour le service militaire. Michel Colucci est appelé plus tard que ses camarades : il assure la subsistance de sa famille. Comme tous ceux de la Solo, il ne sera pas exempté, il évitera seulement la guerre d’Algérie, combattue quelques mois auparavant. De ce séjour sous les drapeaux, il ne dira jamais rien, pas même à ses amis les plus proches. Pas un mot d’une caserne, une anecdote, une expérience. Le corps militaire, qui le nourrira d'une solide haine pour les uniformes, y compris ceux de la police, sera le seul univers dans lequel Coluche ne se fera jamais d'amis. Ses adieux à l'enfance coïncident probablement avec ce séjour à Dinard, durant l'été 1963, quand Michel avait 19 ans.

Michel Colucci à 19 ans

Tout au long de sa vie, Coluche s'est heurté à l'énigme de la pauvreté. Plus particulièrement, à ses défauts ! Après tout, il n'a attaqué sur scène, à la radio ou dans la vie personnelle, que l'hypocrisie, les idées toutes faites, l'ignorance incommensurable des échelons inférieurs de l'échelle sociale, ou plutôt des échelons intermédiaires. Encore très jeune, il nourrira, d'abord inconsciemment, une rébellion constante contre la fatalité des petits boulots. Comme ses potes, il se fera renvoyer de ces emplois intermittents. Quatorze fois, mais pas quatorze fois pour rien. Déjà réfractaire à l'école, il sent que tout engagement cache un piège, le risque d'être enfermé dans un salaire, un mode de vie, quand bien même digne, une façon de penser. Il disait : « A quinze ans, on s’est demandé ce qu’on allait foutre dans la vie. Les uns pensaient devenir voleurs, les autres commerçants, puisque les commerçants sont des voleurs qui ont le droit de l’être. Moi, je raisonnais à l’envers, je voulais devancer l’appel pour revenir plus vite du service militaire, épouser plus vite une petite et posséder un frigidaire sur cour. Alors j’ai dit aux copains qu’on était des cons, qu’il fallait faire comme les gens intelligents, c’est-à-dire aller au cinéma, jouer aux échecs, et parler "art". Ça a impressionné tout le monde ».  Ses amis ne le croiront pas et se laisseront lentement glisser dans des vies prédestinées. Seul Bouboule le suivra, plus par tendresse que par conviction réelle. A seize ans, Michel cherche déjà les moyens de vivre comme les riches, c'est-à-dire sans se fatiguer. Délinquant, commerçant ou employé dans le registre de la banalité. Comment échapper à la rigidité d'un tel choix ? Il se dit que la vie d’artiste pourrait être la solution idéale. Faire l’acteur ne peut pas être un travail massacrant et les magazines témoignent du fait qu’on peut très bien gagner sa vie. Il téléphone à quelques écoles parisiennes dans lesquelles on n’enseigne malheureusement que l’art dramatique, la tragédie et, par-dessus le marché, il faut avoir une certaine culture et lui, il est contre. Mettant dans un petit coin de sa tête cette brève illusion, il n’insiste pas. À seize ans, Michel Colucci se met à réfléchir : les pauvres sont fatigués à cause de leur travail, il faut donc éviter de se fatiguer ; seul l'argent fait vivre, pas le travail. Il se persuade que l’astuce des riches réside dans leur parfaite connaissance du système, dans leur intelligence et dans leur culture. Ce n'est qu’alors qu'il se rend compte que, à cet égard, il a perdu une occasion importante.

Il est désormais sur le point de quitter Montrouge. Il est temps de dire au revoir à la Solo, de bouger en vitesse pour ne pas s'ennuyer, bousculer un peu l'ami Bouboule, voir dix nouveautés par jour, élargir les propres frontières. Il a perdu trop de temps, il aiguise sa personnalité de raisonneur solitaire au contact de tous ceux qui peuvent l'aider sans se prendre pour des professeurs.

Les débuts du personnage Coluche se situent vers 1966, lorsque Michel entre au café Chez Bernadette, rue des Bernardins, et demande de faire la manche auprès des clients. “On m’a gardé pour faire la vaisselle. J’ai fait le ménage, les courses, la cuisine, et puis, comme il y avait un cabaret et que personne ne voulait commencer, c’est moi qui ai assuré le lever de torchon, avec une guitare et deux chansons de Bruant”. C’est là que le surnom de Coluche lui aurait été attribué. Parce que Colucci ne sonnait pas très bien pour un nom de chanteur.

Les Tournesols 1966/67

 

Valeria Minicilli, COLUCHE, clown de la Republique: le réalisme dans le comique, Extrait de la thèse, Licence DAMS, Chaire de Esthétique Musicale, Faculté de Lettres et Philosophie, Université de Tor Vergata, Rome, a.s. 2003/2004

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valcomino-senzaconfini.it fonde le Prix de la Ville de Casalvieri “LeColuche” avec le relatif Comité constitutif

  • Le Prix est dédié à Michel Gerard Colucci, alias Coluche, fils d’un père d’origine italienne émigré en France et, plus particulièrement, de Casalvieri. Coluche est le symbole de cette migration qui oscille entre l’assimilation et la transgression, entre l’adaptation et la rupture des conventions, entre profils d'identités définies et nébuleuses qui peuvent se perdre ou trouver un chemin prestigieux.
  • Le Prix de la Ville de Casalvieri est réservé aux citoyens, dont les origines, proches ou lointaines, sont liées à notre territoire et qui, s’étant transférés provisoirement ou définitivement loin en Italie et dans le monde, se sont distingués dans des secteurs les plus disparates de l’activité humaine : de la culture à l’économie, de l’art à l’engagement dans le social, des sciences à toutes les professions, de la solidarité au sport etc., ayant conservé, dans les limites consenties par les aléas de la vie, des traces et des liens avec leurs gènes d’origine.
  • Le but du Prix de la Ville de Casalvieri, dans son ultérieure fonction de ciment humain et socio-culturel entre la communauté locale et le très ample éventail de nos compatriotes dans le monde, est la reconquête des marges d’une identité culturelle d’origine commune pour renforcer les relations, les rapports et les opportunités réciproques.
  • La cérémonie se déroulera tous les deux ans, et se présentera sous forme d’une œuvre symbolique réalisée ad hoc par des artistes de renommée nationale. Le Prix n’a aucun but lucratif direct ou indirect.
  • Les catégories du Prix peuvent être différentes et non définies au préalable. Prima inter pares est celle dédiée Aux Retours, I Nostoi de la mythologie grecque. Le nombre des catégories récompensées pour chaque édition ne devra pas être supérieur à cinq et son ensemble devra être équilibré en rapport avec la catégorie même, à la provenance géographique, à la position sociale des candidats, sans aucune hiérarchie de mérite.
  • En accord avec les Administrations Communales pro tempore du territoire, le Prix pourra être associé à la concession de la Citoyenneté d’Honneur de la ville. 
  • Les candidatures seront présentées au Comité constitué de groupes de citoyens, d’Associations et d’Institutions, accompagnées d’une documentation illustrant, de façon la plus complète possible, les motivations.
  • Pour l’année 2017, transitoirement, les responsables du site assument, avec d’éventuels collaborateurs externes, toutes les décisions relatives à la gestion du Prix.

Pour les années successives, un règlement spécial sera rédigé.

 

Casalvieri 30 janvier 2016

www.valcomino-senzaconfini.it

 

 

 

 

 

“UNA BOURSE D’ETUDES POUR COLUCHE” 2002/2005 

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SOUSCRIPTEURS

À DISTANCE DE PLUS D'UNE DÉCENNIE UN GRAND MERCI A :

 

Aldo ROCCA

Casalvieri

Costantino MAOLA

Paris

Dario RECCHIA

Casalvieri

Davide IACOBELLI

Detroit

Dina TRAMONTOZZI

Casalvieri

Domenico D’ANGELA

Casalvieri

Dominic FANELLI

Bordeaux

Edmondo PETROZZI

Casalvieri

Enzo IANNI

Casalvieri

Euro BARTOLOMUCCI

Rome

Francesco PAGLIARI

Casalvieri

Francois SACCO

Paris

Giovanni DI MAMBRO

Paris

Giuseppe COLELLA

Casalvieri

Loreto SACCO

Paris

Ludovico FANELLI

Paris

Marisa PESCOSOLIDO

Casalvieri

Pietro FANELLI

Casalvieri

Pietro IACOBELLI

Casalvieri

Roberto FANELLI

Casalvieri

Silvio ZINCONE

Casalvieri

Virginio Fanelli

Paris

 

 

traduci 

Le prix LeColuche (STATUT LECOLUCHE) est la synthèse d’un parcours commencé dans les années quatre-vingt-dix avec la redécouverte de ce grand personnage qu’était Coluche, le comique français (Casalvieri pour la mémoire de Coluche), de son vrai nom: Michel Gérard Colucci (Thèse-COLUCHE CLOWN DE LA REPUBLIQUE). 

Le nom de famille parle de lui-même comme étant une partie intégrante de son histoire familiale et des origines italiennes de la famille paternelle. Dans un des lieux-dits de Casalvieri, Ranno, il y a encore la maison de la famille Colucci qui, parmi les nombreuses autres maisons fermées et abandonnées, nous parle du passé peuplé de nos villages.

De la seconde moitié du XIXe siècle à nos jours, le phénomène migratoire a profondément marqué la Valle di Comino à plusieurs reprises. Les chiffres sont impressionnants. Un véritable exode disproportionné qui, petit à petit, a vidé presque entièrement nos villages. Avec les hommes qui sont partis, les têtes et les bras, qui constituent les énergies et les ressources fondamentales pour la survie d’un territoire, ont fait défaut.

C'est aussi l'histoire de notre civilisation, les migrations ont toujours accompagné l'évolution du monde. Ce qui est certain, c'est que les départs portent en eux des implications humaines, anthropologiques, sociales et économiques beaucoup plus profondes et plus complexes.

L’idée qui a donné naissance à l'opération Valcomino-senzaconfini part d'une simple considération facile à approuver : la limite géographique naturelle, délimitée par les reliefs qui encerclent la vallée, n'a pas réussi à contenir la foule de personnes qui y sont nées et qui, poussées par diverses exigences, ont dû migrer en établissant leur résidence ailleurs. C'est dans ces lieux, loin de la Vallée, que ce soit en Italie, en Europe comme dans les autres continents, que nous affirmons que sa frontière s’est déplacée. Nous revendiquons, en fait, avec une certaine fierté ce patrimoine de culture, de courage, d'abnégation au travail et de créativité qui a distingué notre peuple pour que celui-ci, qui a représenté à l'époque une soustraction d'énergie, puisse devenir aujourd’hui une ressource.

Valcomino-senzaconfini vise à tisser la trame de ce phénomène en recueillant, conservant et en partageant des témoignages de vies afin qu'ils puissent être sauvegardés dans la mémoire parce que l'Histoire, celle qui est importante, n'est rien d’autre que la somme de nos infinies petites et grandes histoires. Sans histoire, sans l'expérience du passé, il ne peut y avoir de développement.

 «Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir» aimait dire l'écrivain chilien Luis Sepulveda et, en ce qui nous concerne, si nous ne parvenons pas à surmonter cet immobilisme, dans peu de temps, ces maisons vides et abandonnées de nos centres historiques resteront les seules témoins silencieuses de ce phénomène. Les nouvelles générations ont tendance à oublier. Le temps, la distance, la raréfaction des réunions, le fossé linguistique culturel, un jour la fracture pourrait devenir irrattrapable.

Le prix  LeColuche veut représenter tout ceci (PRIX LeColuche 2017).

 

Coluche était un artiste talentueux, un homme d'une humanité exceptionnelle qui s’est imposé sur la scène historique française des années 70/80 et nous sommes fiers de cette poignée de gènes hérités de ses ancêtres de Casalvieri.

A travers ce prix qui lui est dédié, c’est aussi une façon d’indiquer un chemin à suivre.

Le Prix LeColuche 2017

traduci 

Le prix a été décerné à Dean et Dan Caten, les frères jumeaux italo-canadiens, créateurs de la célèbre firme de vêtements DSQUARED2.

Le Prix a été remis durant une manifestation qui s’est déroulée le 30 juillet 2017 (Programma giornata LeColuche), dans la salle du Conseil de la Mairie de Casalvieri qui était comble. Valcomino-senzaconfini et l’Administration Communale a eu le plaisir d’annoncer l’attribution du Prix avec la motivation suivante :

Pour avoir su marier admirablement la créativité, la vocation artistique et l’habilité d’entrepreneur avec un esprit ouvert et pur tout en restant fidèles à vous-mêmes et partageant d’importants aspects de notre culture antique comme le culte des rapports familiaux, la disponibilité humaine et sociale.

Parallèlement à l’attribution du Prix LeColuche 2017, l’Administration Communale a voulu conférer le titre de Citoyenneté d’Honneur aux deux frères jumeaux.

Pour plus d’informations sur la manifestation qui s’est déroulée le 30 juillet 2017 à Casalvieri, et sur les frères Dean et Dan Caten, consulter la revue de presse (RASSEGNA STAMPA-LeColuche 2017 , l’article de Valcomino-senzaconfini (Une leçon des DSQUARED2), sur la page institutionnelle des frères Dean e Dan Caten (www.dsquared2.com/it), sur la page de Wikipedia (https://it.wikipedia.org/wiki/Dsquared²) et aussi, non des moindres, sur notre Galerie photos (DEAN E DAN CATENACCI - DSQUARED2).

 

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A propos de Coluche, il existe une littérature impressionnante : dizaines et dizaines de recherches, biographies et témoignages de la part de noms prestigieux. Il serait donc superflu, ou même présomptueux, vouloir en rajouter. Notre intention est celle de vouloir en récupérer la mémoire et la conserver vive au sein de notre communauté ciociara, valcominense et casalvierana pour les générations futures.

Dès le mois de mai 2011, le site internet casalvieri.com (Dario Recchia et Franco Ianni) lançait le projet suivant : “Une bourse d’études pour Coluche”.

L’originalité du projet consistait en un financement, à travers une souscription citoyenne, d’une bourse d’études pour une thèse de doctorat ayant pour thème : la vie et l’activité artistique de Coluche.

C’était une façon pour connaître et faire connaître un personnage encore très présent dans le cœur des français malgré les nombreuses années passées depuis sa disparition ; de rendre hommage à cette figure spéciale de culture banlieusarde et d’artiste qui avait traduit et interprété les pulsions et les sentiments de la France entière, à travers la satire, la musique, le cinéma, le cabaret et qui avait conduit une vie à l’enseigne de la provocation et de l’originalité mais aussi une vie qui s’était inspirée, au moment décisif, au principe de la solidarité avec la propre énergie dirigée vers les « Restos du cœur ». C’était une façon, pour nous tous, de se réapproprier l’image de ce fils d’émigrés italiens.

Nous profitons de l’occasion pour exprimer notre gratitude aux souscripteurs de la Bourse d’études sur Coluche.

Avec la collaboration de l’Association des Ciociari en France (Raffaele Fiore e Giovanni Di Mambro) nous avons obtenu de la part de la Région Latium, à travers la personne qui était alors Conseillère pour les Affaires Sociales, Mme Anna Formisano, un financement pour une ultérieure bourse d’études, orientée sur un travail de recherche sur le personnage de Coluche qui a été réalisé à l’Université de Cassino. La Professeure de Faculté, Mme Paola Visocchi, en était la coordinatrice.

La première bourse d’étude (souscripteurs citoyens) a été accordée à Mlle Valeria Minicilli pour une excellente thèse « Coluche, clown de la République – Le réalisme dans le comique » soutenue à l’Université Tor Vergata. La deuxième Bourse a été accordée à M. Arturo La Valle pour un essai important réalisé à la Faculté de Lettres de Cassino.

Nous présentons des extraits de la thèse de Melle Minicilli : “L’introduction” et le premier chapitre “Coluche : une vie en jeu” (Thèse-COLUCHE CLOWN DE LA REPUBLIQUE).

Les deux bourses d’études ont été remises lors d’une soirée mémorable, organisée par Paolo Ianni, Lindo Fiore et Edmondo Petrozzi pour l’Association Dedalus, à Roselli avec la présence de tous les professeurs qui se sont intéressés aux travaux.

En 2017, sur l’initiative de ce site, le Prix “LeColuche” a été institué. (PRIX LeColuche 2017)

Ce Prix, qui aura lieu tous les deux ans, est destiné aux concitoyens du territoire qui se sont distingués dans le monde, dans le domaine de l’art, de la culture, de l’économie. Le Prix, dans sa toute première édition, organisé avec l’extraordinaire collaboration de l’Administration Municipale de Casalvieri, du Summer Festival de Casalvieri, du Syndicat d’Initiative et de l’Entreprise Gemar, a été décerné à Dean et Dan Catenacci, les deux stylistes de la firme Dsquared2.

Toujours cette année, deux jeunes et brillants artistes de street-art parisien, Luca Fiore et Massimo Pallone ont réalisé au centre historique de Casalvieri un Murales dédié à Coluche, sur une proposition de notre site valcomino-senzaconfini.it et avec le parrainage de l’Administration Municipale. Une autre idée partielle pour récupérer, sous forme visuelle, l’artiste français à la mémoire de notre communauté.

 

Aujourd’hui, sa bouille est constamment parmi nous, à nous sourire ou à nous surveiller avec sa mimique sournoise et ironique.

Entre autre, nous sommes fiers de souligner que Luca et Massimo sont des fils de nos concitoyens transférés à Paris. Un peu comme si la boucle se refermait en récupérant ceux qui ont quitté leur terre d’origine.

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La peinture murale est, de par sa nature, claustrophobe. Elle préfère la lumière et l’air des grands espaces publics aux espaces fermés des galeries d’art ou ceux privés des demeures des collectionnites, parce que sa propre énergie vitale prend sa source exclusivement au contact avec les gens.

C’est ainsi que, loin du snobisme de l’élite artistique actuel et pour la spontanéité de son langage compréhensible et de son accessibilité à tous, nous pouvons la considérer comme la forme d’art la plus démocratique de notre époque et, par conséquent, particulièrement en adéquation avec notre intention de vouloir divulguer et connaître le personnage Coluche.

L’idée de réaliser un murales dédié à l’image de Coluche a pris forme au printemps 2017 avec la disponibilité de Luca Fiore, auteur et réalisateur du projet figuratif, sous la proposition et la médiation du site valcomino-senzaconfini.it, avec l’adhésion spontanée de l’Administration Communale qui a saisi la fonction culturelle et civique du projet.

On comprend pourquoi cette idée est la conséquence naturelle d’un long travail de plusieurs années autour de la redécouverte, valorisation et diffusion de la figure de Coluche dans notre ville (Casalvieri pour la mémoire de Coluche).

Le murales C'est l'Histoire d'un Mec a été réalisé à titre entièrement volontaire et gratuit dans l’arc d’une intense journée de travail, commencée le matin du 10 août jusqu’aux premières lueurs du jour suivant, par Luca Fiore et Massimo Pallone

Traduction du texte français en surimpression sur le murales